Ishigaki

Première destination, l’île d’Ishigaki (石垣島), île principale de l’archipel des Yaeyama (八重山), à l’extrême ouest du Japon (non loin de Taiwan et à plus de 2000 kilomètres de Tokyo).

Accès

Malgré son éloignement, l’île est facile d’accès. Son aéroport ultra-moderne (ouvert en 2013) la relie aux principales villes japonaises (Tokyo, Osaka, Nagoya, Fukuoka) ainsi qu’à l’île principale d’Okinawa et aux îles de Miyako et Yonaguni, toutes proches. Les voyageurs au budget serré apprécieront particulièrement les vols de la compagnie à bas coût Peach depuis l’aéroport d’Osaka-Kansai, et pour ceux qui (comme moi) viennent depuis Tokyo, les tarifs préférentiels des compagnies « historiques » Japan Airlines et All Nippon Airways permettent de faire le voyage pour moins de 100 euros.

Le centre névralgique de l’île est sa partie sud-ouest, où se trouvent notamment la plupart des commerces, restaurants et hôtels, ainsi que les terminaux des bus (pour se déplacer sur l’île) et des ferries (pour se rendre sur les îles environnantes). Personnellement, j’ai choisi de loger près de la baie de Kabira (川平), au nord-ouest, réputée pour offrir l’un des plus beaux paysages du Japon (comme on peut en juger par la photo en tête de cet aticle). L’aéroport étant situé sur la côte est, un trajet, sans doute en bus, sera sûrement nécessaire.

Bus

Les options de transport « classiques » (taxis, location de voitures ou de vélos) sont disponibles à Ishigaki comme partout ailleurs. Pour ceux qui préfèrent utiliser le bus, il y a en gros trois lignes principales.

  • La première que vous emprunterez sera sans doute celle qui relie l’aéroport au terminal des bus (il y a en fait deux lignes qui le font, mais selon des trajets différents). Les bus de ces lignes sont faciles à reconnaître : ils ont « Air port » (sic) écrit dessus. Il y a environ un bus tous les quarts d’heure, le trajet dure environ 40 minutes et coûte 540 yens.
  • La seconde est la ligne « Kabira resort » (川平リゾート), qui relie le terminal des bus à la zone de Kabira. Ces bus sont beaucoup moins fréquents : il y en a six par jour. Le trajet dure environ 45 minutes et coûte 720 yens.
  • Enfin, la ligne « Machinaka Junkan » (まちなかじゅんかん) comme son nom l’indique fait une boucle depuis le terminal des bus et dessert divers endroits du « centre-ville » au sud-ouest. Ceux-là aussi sont relativement fréquents (un toutes les demi-heures environ).

Les autres lignes desservent surtout la partie est de l’île, mais les bus y sont très peu fréquents (deux ou trois par jour) et donc peu pratiques. Il y a enfin une ligne qui relie le terminal des bus à Kabira mais en faisant un gros détour par l’aéroport et par Yonehara (米原) sur la côte nord. Elle permet donc de rejoindre directement Kabira depuis l’aéroport (c’est d’ailleurs celle-ci que j’ai prise), mais ses bus sont peu fréquents (deux par jour). Pour le reste, voir le site web de la compagnie de bus (en japonais uniquement).

Pour ceux qui comptent beaucoup utiliser le bus, le pass journée coûte 1000 yens (et est donc rentabilisé par un simple aller-retour entre le centre-ville et Kabira) et le pass 5 jours coûte 2000 yens.

Qu’y faire?

Comme souvent à Okinawa (sauf peut-être à Iriomote et Taketomi, qui sont un peu à part), les activités principales sont le farniente sur la plage et la plongée. Aucune des deux ne m’attirant particulièrement, je me suis contenté de me balader (et de prendre des photos). En plus, comme ni la voiture ni le vélo ne me sont accessibles, je ne pouvais compter que sur le bus et mes jambes. Finalement, restant deux jours et demi sur l’île, j’ai passé le premier jour et demi autour de Kabira, où je logeais, et le dernier jour en ville.

Adresses

Le minshuku Oohamaso (大浜荘, Kabira 844-2, oohamaso.com), où j’ai logé, est de très loin l’endroit le plus rustique où je sois passé jusqu’à présent (même ceux au fin fond d’Aomori ou d’Akita étaient bien moins vieillots). Rien de spécial à signaler sinon. 3000 yens par nuit et par personne, 4000 avec le petit-déjeuner, 5000 avec le petit-déjeuner et le dîner. Les chambres et les repas sont évidemment de style japonais, mais vous pouvez avoir une chambre de style occidental pour 500 yens de plus. Le wifi et la climatisation sont gratuits.

Le restaurant Yurateku (ゆらてぃく, Misakicho 8-1, juste à côté du combini Coco près du terminal des bus, yurateku.jp) est spécialisé dans la cuisine locale des îles Yaeyama. J’y suis allé pour le bœuf d’Ishigaki, réputé pour n’avoir rien à envier à celui de Kobe, et je n’ai pas été déçu (j’y suis d’ailleurs allé deux fois). 2880 yens pour un steak de 130 g accompagné d’un petit bol de Yaeyama soba et de riz (of course). Pour le reste, le menu est traduit en anglais.

Bla bla

Le premier après-midi, pas encore tout à fait remis du voyage, je suis resté tranquillement autour du parc de Kabira (川平公園), d’où l’on a sans doute la meilleure vue sur la baie (forcément, c’est aménagé pour ça !) :

… mais où il y avait des travaux relativement importants qui gâchaient un peu l’ambiance :

C’est quand même joli aussi le soir :

Le lendemain matin, j’ai fait un tour sur la baie en « glass boat » (グラスボート), des bateaux avec le fond transparent, censément pour admirer la faune sous-marine. En fait, on ne voit pas grand-chose, et j’ai passé bien plus de temps à regarder par la fenêtre.

L’après-midi, je me suis rendu sur la rive opposée, espérant pouvoir trouver d’autres jolies vues sur la baie. Ça n’a pas été très concluant, car la végétation est très dense et bloque à la fois l’accès et la vue. J’ai donc surtout pris des photos vers l’intérieur de l’île : il est très peu développé, et le changement de décor est total :

On peut tout de même parfois apercevoir la baie, parmi les champs de canne à sucre :

Et trouver une plage absolument déserte. Sans doute car se baigner dans la baie de Kabira est en principe interdit, mais ça m’étonnerait qu’on vienne vous embêter ici…

Bref, sur la route qui fait le tour de la baie, rien de bien excitant à voir, ça ressemble à ça à peu près tout le long :

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Et le week-end s’achève (on était dimanche), certains font durer le plaisir :

Le lendemain, donc, je suis allé flâner en ville sans rien y faire de bien palpitant. En rentrant en fin d’après-midi, je me suis arrête à Tojinbaka (唐人墓), comme c’est sur le trajet de la ligne Kabira resort. Signifiant littéralement « la tombe des Chinois », ce monument commémore le triste sort de 400 esclaves chinois qui, en 1852, se sont révoltés alors qu’on les envoyait de Chine vers l’Amérique (voir Wikipédia). Il y a aussi à proximité un petit parc avec un phare et une petite plateforme d’observation, d’où l’on peut voir notamment la plage de Fusaki.

Et le lendemain, direction Taketomi.

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